Philosophe, enseignante, syndicaliste, ouvrière, brièvement milicienne dans le Groupe international de la Colonne Durruti, Simone Weil (1909-1943) collabora activement à La Révolution prolétarienne de 1932 à 1937, y publiant notamment ses célèbres articles « Perspectives. Allons-nous vers la révolution prolétarienne ? » (n° 158, 25 août 1933) et « La vie et la grève des ouvrières métallos » (n° 224, 10 juin 1936). Parallèlement, elle écrivit aussi dans La Critique sociale de Boris Souvarine jusqu’en 1934 et rédigea cette année-là ses Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale, pour le dernier numéro de cette revue qui, finalement, ne vit pas le jour. Considérant ce texte comme son premier « Grand Œuvre » – le second est L’Enracinement, écrit en 1943 – il fait aujourd’hui l’objet d’une édition critique due à Robert Chenavier, éditeur de ses Œuvres complètes chez Gallimard, qui devrait intéresser toutes celles et tous ceux qui veulent éviter de « périr impuissants à la fois à réussir et à comprendre ». Nous reviendrons sur la collaboration de Simone Weil à La Révolution prolétarienne dans notre numéro de septembre.





