Editorial de La R.P. N°795
Les électeurs de droite ne sont pas de droite à moitié. La France rentière a choisi François Fillon, le massacreur de nos droits à la retraite en 2003 et 2010, le pro-Poutine, l’anti mariage pour tous, comme candidat aux prochaines élections présidentielles. Il promet de supprimer 500.000 fonctionnaires en cinq ans, de faire travailler 39 heures payées 37 les autres; de ramener la retraite à 65 ans; de dérembourser les lunettes, le dentaire ou les audio-prothèses. Les quelques amis et collègues qui ont perdu 2 € en participant à cette primaire auraient mieux fait d’économiser pour les grèves de 2017.
Mais cette « droitisation de la droite » ne semble qu’un élément parmi d’autres dans ce qui ressemble à une vague réactionnaire internationale.
Aux États-Unis, c’est le grossier D. Trump qui a gagné l’élection, quoiqu’ayant eu moins de voix que Mme Clinton. La Lettre d’Amérique nous dit qu’ « un homme raciste, sociopathe, misogyne, menteur et ignare va être Président des États-Unis pendant les quatre prochaines années. »
En Turquie, le régime de plus en plus dictatorial d’Erdoğan a purgé la Fonction publique turque et arrêté syndicalistes, artistes, journalistes et députés de l’opposition.
En Autriche un candidat d’extrême droite a atteint le second tour de l’élection présidentielle.
En Pologne, les femmes ont résisté à une tentative d’interdiction totale de l’avortement.
L’extrême droite, le nationalisme, le populisme et l’ultra-libéralisme semblent être partout avec le vent en poupe ou en embuscade.
La liberté de la presse, le suffrage universel, le syndicalisme, la Sécurité sociale, les services publics, le droit à l’I.V.G. et beaucoup d’autres choses sont les acquis des luttes des générations précédentes.
Ce qui a été acquis dans la lutte sera défendu dans la lutte.




