Conclusion de l’Analyse du conflit « retraites » du premier semestre 2023 par l’Union nationale interprofessionnelle des retraité-es de Solidaires (UNIRS) :
Les organisations syndicales qui se disent « de transformation sociale » doivent savoir lier le syndicalisme dit « de masse », à savoir un syndicalisme qui pèse réellement par le nombre, qui ne soit pas minoritaire, mais qui soit un élément signifiant dans le mouvement ouvrier, et un syndicalisme dit « de classe », à savoir avec une vision cohérente du monde, avec une chaîne de revendications allant du local au global, du cas particulier à la remise en cause du système qui génère toutes ces inégalités et ces injustices. Il faut donc savoir parler aux travailleurs et aux travailleuses et surtout, sans doute, les écouter, les entendre, faire son « boulot » de militante et de militant, tout simplement. Il faut prendre nos camarades de travail comme ils et elles sont, façonnés, influencés par le travail, par l’organisation du travail, par le management, par le système hiérarchique et de promotion, par le système capitaliste de course à la production et à la consommation, un grand nombre plus ou moins sous l’influence de l’idéologie dominante. Et, en même temps, leur permettre d’envisager, ensemble, d’autres possibles, d’autres rapports sociaux et humains. C’est cette action syndicale qu’il nous faut mener au quotidien pour gagner progressivement des batailles culturelles, pour que d’autres espoirs renaissent.



